Altération de la communication verbale

Il existe 3 systèmes - ou 3 codes - de communication alternative à la locution verbale, tels que décrits ci-dessous :

Plan de communication

Le système de communication gestuelle 

Définition : la gestuelle désigne l’ensemble des éléments d’informations transmis par les gestes lors d’une situation de communication en face à face.

 

Quelques exemples de systèmes gestuels :

  • Français Signé (chaque mot de la phrase est représenté) ;

  • Langage des Signes (Utilisée par les personnes sourdes, structuration différente du langage oral) ;

  • Mains Animées (Montréal) ;

  • Smog (utilisé du côté flamand) ;

  • Sesame (inspirée de la langue des signes des sourds, adaptée pour aider des personnes porteuses d’un handicap mental) ;

  • Coghamo (inspiré du Français Signé et gestes de la vie courante pour personnes handicapées motrices) ;

  • Makaton (gestes associés à des images) ;

  • Etc.

 

L’avis de Comalso :

  • Les points forts : A portée de main, toujours disponible, pas de matériel.

  • Les points faibles : Nécessite une bonne motricité fine pour élargir son vocabulaire – L’interlocuteur doit maîtriser le même langage gestuel.

Le système de communication alphabétique

Définition : tout système de communication utilisé à base de lettres de l’alphabet, par l’écrit, par gestes.

 

Quelques exemples :

  • Par l’écrit (basée sur les connaissances orthographiques et syntaxiques)

  • Le braille (écriture tactile à points saillants pour personnes aveugles et malvoyantes)

  • Parlé-si-lab (communication qui repose sur la phonétique des mots)

  • Etc.


 

L’avis de Comalso :

  • Les points forts : communication fine et précise – communication à distance (sauf si gestuelle) – messages illimités.

  • Les points faibles : moins spontané – exige de bonnes capacités résiduelles.

Schéma de communication.jpg

Le système de communication graphique

Système monosémique 

Définition : Il s’agit d’un dessin ou d’une représentation graphique qui ne peut avoir qu’un sens (par opposition à la polysémie). Dans certains cas, le dessin peut être à la fois monosémique et polysémique.

Quelques exemples de système monosémique :

  • Bliss

  • Beta

  • Makaton

  • Parler Picto

  • Comun-image

  • PCS

  • Etc.

 

L’avis de Comalso :

  • Les points forts : soutien visuel – plus fin, plus précis – possibilité de communiquer à distance

  • Les points faibles : moins spontané – exige de bonnes capacités résiduelles.

 

 

Système polysémique

Définition : Caractère d’un mot, d’un dessin ou d’une représentation graphique qui peut avoir plusieurs sens, plusieurs valeurs.

Quelques exemples de système polysémique :

  • Minspeak

  • Bliss

  • Etc.

L’avis de Comalso :

  • Les points forts : page unique avec 120 dessins – grande possibilité de phrases à partir de peu d’images – automatisation motrice du système très rapide – images toujours à la même place – communication rapide, fine et précise.

  • Les points faibles : exige un excellent niveau mental – nécessite de grandes capacités mnésiques.